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Le blog de de l'image aux mots

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"Et l'ombre grandit"

"Et l'ombre grandit"

"Et l'ombre grandit"


© TomaBw 2009

"Ce matin las où mon ombre est partie à l'as"


Je me trouvais las dans un froid automnal.
J'aurais aimé anéantir ce matin qui causa mon chagrin,
le reconduire à un lendemain tant il ne rimait à rien,
Le spectre de mon ombre se dessinait comme hivernal.
Est-ce une sorte de folie qui me guette ?
J'entends le bruissement des corbeaux dans mon être.
L'eau demeurait lisse accomplie dans son nid,
ne voulant point me donner de sa délicate vie.
Les arbres n'avaient pas besoin entre eux de se chatouiller,
car c'est de moi qu'ils riaient à gorge déployée.
Qu'avais-je donc fait pour mériter un tel affront ?
Le sceau du ridicule avait-il élu domicile sur mon front ?
Je décidais de ne plus me poser de questions,
elles flotteront dans l'air des suspensions.
En attendant un bel après-midi foisonnant à l'horizon,
je les ignorerais avec passion et délectation.


Teñval


"L'inconnue" 

 

L'ambiance a subitement changé.
De joviale, elle est devenue grave.
Je me suis mis à chantonner un air simple et sombre a la fois.
Une mélodie venant du fond des âges...
...de la source même de la vie.
Une litanie qui vous attrape, comme des mains géantes dans lesquelles on se sent minuscule et qui vous serre le cœur jusqu'a ce qu'il éclate et délivre sa quintessence.
J'ai dû lutter pour contenir toutes mes émotions.
Toute cette peine dont j'ignorais l'origine, toute cette peur profonde et obscure remontait en déferlante jusqu'à mon cœur.
Si petit pour tant de douleur.

 

Sonia

 

 

"Et l'ombre grandit"

 

Anthony Boulanger

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"Une extinction"

 

Une lumière se meurt, l'horizon s'obscurcit.

Dans la folie des heures, une flamme vacille.

La pénombre s'épaissit, un vent apporte sa froideur;

Toute chaleur s'enfuit sous l'emprise du labeur.

 

Le souffle se torture, la nuit voile la raison.

Le néant des murmures singent les incantations.

Dans l'oubli des saisons, les hymnes s'emmurent;

L'ivresse des oraisons jaillit des plaies qui suppurent.

 

Les cloches sont muettes, l'espoir est un fard.

Le passé malhonnête rature les grimoires.

Un avenir sans miroir, dans les inepties, se reflète.

Le présent brandit l'étendard des croyances obsolètes.

 

Les yeux scrutent le ciel, les portes semblent closes.

La terre tend la pelle pour s'échapper du morose.

Des oiseaux se posent et se rejoignent en nacelle,

L'enfant de la nuit ose enfin défier l'éternel.

 

Amaury Quétel