© TomaBw 2010
"La marche du passé"
Un temps irraisonné dont l'heure s'arrêtait
Sur le cadran figé des saisons trépassées
S'ébranla un matin et rebroussa chemin.
Si triste spadassin au chemin souterrain.
Il dévida le fil du temps si volatil,
Fouilla les mémoires enfouies dans l'armoire,
Jadis illusoires, oublis accessoires,
Des souvenirs subtils cueillis début avril.
Il fit tant et si bien qu'il parvint à ses fins.
La faille était là ; la muraille creva.
Elle cédait enfin. Tel un contemporain,
Le passé s'engouffra : triomphant, il est là !
Lya de Mylpir
"La marche du passé"
Une ère des Hommes s'achève dans le sang et les radiations.
Les pluies sont acides, les vents radioactifs et les champignons nucléaires.
Babel tombe et l'espace n'accueille pas les enfants de Sol-III.
Les arbres poussent, les animaux croissent, les Hommes se replient.
Le sang abreuve les uns et les autres,
Succédané d'une eau qui ne peut tout le monde étancher.
La Terre redevient plate, la Terre redevient le centre de l'univers.
Il n'y a plus de continent par delà l'océan, seulement le bord du monde,
Et ceux qui affirment le contraire sont des hérétiques.
Les seigneurs de guerre ressurgissent,
Foulant les allées des laboratoires comme autant de temples de civilisations inconnus.
Inconscience ou action délibérée, chacun marche vers le passé.
Les castels s'élèvent, les bois continuent leurs avancées
Et les serfs y reviennent.
Royaumes, Baronies, Comtés, les mots désuets se revigorent.
La science est pêché, les démons en profitent pour s'immiscer
Dans les hameaux, dans les fiefs apeurés.
Amnésie collective soufflée par une colère cosmique.
Sol-III n'a pas essaimé.
Que son épitaphe soit
La marche du passé.
Anthony Boulanger
"La marche du passé"
Monstre au corps d’acier
Et aux griffes tranchantes
Ton souffle est saisissant,
Et ton parfum envahissant
Ton Flot gorgé d’images,
Et Tes larmes imprégnées de férocité.
Tu me poursuis avec vigueur
De tes racines, tu m’agrippes
Et sèmes tes baies
Eclosent alors de minces efflorescences
Jusque dans mes tripes.
Du germe naitra le pied....
Carduelys