© TomaBw 2009
" Mi pénombre, mi clarté "
Teñval
"Baphomet"
Plus malin que moi tu meurs. Et oui petit baiseur enturbanné. Mon hermaphrodisme te défoncera. Tu ne peux lutter contre le Diable, libre déclinaison de Satan et de Lucifer. Des seins, un vagin, des cornes. Je suis l’Encornée. Envers devant, envers toujours masqué, devant crânien. Et des poils et des oreilles et des naseaux. Des sens en éveil. Indécence provocante. A la fois bélier et femme. Une femme bouchère qui tranche avec sa tête. Je vous salue bonshommes. De mes doigts je flingue. Impossible de me toucher sans vous mettre à l’envers. D’une ruade je déstabilise les rebuffades. Criez au scandale, à l’impossible. Ma résonance foisonne et personne ne la bourre. Elle se répand, percute, déchire, tranche, vertigineuse et nauséeuse. Je suis égyptienne, antique, ici de tout temps. Toujours là. Au bord du Nil. Je multiplie les rapports de mon néant quand vous divisez les cellules pour atteindre le seul Grand Tout qui se ferme sur lui-même et devient aussi nul que le zéro – nihilistes de pacotille. Je déverse, tu encaisses, on se leurre, nous sommeillons, vous rêvez, ils ruminent. Alléchant verbiage. Je pars du refus des autres. Disparaissez de ma vue. Je préfère ne rien voir et entendre vos lèvres crier à l’aide. Cela calme ma haine quand vous méritez des baffes. La solitude est votre refuge. L’autrui mondain n’est qu’une fadaise. Tout juste un écho lointain, répercutant.
Une côte à l’échine, votre objection favorite. Mais – moutons !
Jamais vous ne m’avalerez.
Allez au Diable.
Camille d’Orénavant