© TomaBw 2009
« Sourire crispé »
J'ai perçu ton frémissement et j'ai bu ton visage.
Durant un instant, à jamais éternel, j'ai ressenti amour et rage.
Me suis-je forcé à sourire afin de chasser l'effroyable angoisse
Qui transperça mon être et le fit mourir, comme une lame de glace?
Tu étais là, allongée, l'ambiance semblait hivernale
Alors que dehors le soleil se levait sur un avenir abyssal.
Le long de mes joues les larmes coulaient, je n'ai su dire un mot;
Mon seul "je t'aime" fut étouffé dans le vrombissement de mes sanglots.
Tes yeux semblaient me capturer, force de ta volonté manifeste
Mais dans un appel muet, tu m'as soulagé de faire le geste;
Celui qui aida tes paupières lourdes à m'ouvrir sur un autre chemin,
Duquel tes paroles furent les lambourdes de ce que tu nommais destin.
Amaury Quétel
« Birdy »
Véronique Tarin