© TomaBw 2009
"Métamorphose vers la liberté"
Je ferme les yeux, je lève les bras, le vent me soulève.
J'attends que la liberté me prenne comme élève.
Une douce brise caresse mon visage et me guide.
D'un vol vers l'horizon, je revis et je me délivre.
Je survole le monde et traverse de nombreuses contrées,
Piquant vers des eaux claires pour me sustenter.
Si haut dans le ciel, la folie des miens ne m'atteint plus.
La chaleur du soleil fait fondre mes surplus.
Je me perche sur un arbre et contemple le monde qui m'entoure.
Ma vue perce le cœur des Hommes et gomme ses contours.
J'ai peur de redescendre, le monde d'en bas est si laid.
Je m'aide des vents chauds pour pouvoir m'échapper.
Là-haut dans le ciel, ma course dessine des formes abstraites.
Je me sens moi au milieu de la nature et des bêtes.
Je parais si libre, si léger, loin des miens.
Je veux poursuivre cette expérience tellement je me sens bien.
Or dans ma grâce, je suis stoppé par des bruits alarmants.
Mon voyage prend fin dans un si bon moment.
Je me retrouve Homme, triste, seul dans mon lit.
Ce rêve était si vrai, je retourne vers ma folie.
Amaury Quétel
« Vague de liberté »
THOMΔ
« Chemin de folie – liberté »
Plume poétesse dans le brasier des enfers, qui à l'endroit ou à l'envers émascule doute sempiternel. C'est mon chemin de folie - sentier de liberté - alors que s'élabore une existence parfumée longeant la faune entourant la route aux couleurs ternes.
Requiem pour ancien vivant en quête, en mer ou sur terre, dans les étoiles ou sous un orage, hurlant plénitude sur l'esprit synonyme libération par le moyen de la folie.
Et je suis nous
car nous sommes multitude
dans le trépas des temps passés et peut-être dans celui des temps à venir si les corbeaux de malheurs me suivant- me guidant ? - prennent le pas sur le rythme de mon avancée quasi unique en y réfléchissant bien.
La lumière pointe dans le lointain mais n'atteint jamais mon double même au zénith si j'en crois l'heure indiquée sur ma pendule.
Sonne,
sonne
sonne
sonne
et puis :
chut !!!! retombe le silence
un pas de plus
croassement comme à l'habitude
dans ce bois noir cherchant clairière éclairée et vaste pour repos, cherchant sortie à l'autre bout du tunnel.
J'arpente le vent comme un chasseur défiant le temps et ma destinée se transforme en voie de décollage immédiat pour liberté.
Je squatte le domaine des fous avec la pleine disposition de ma lucidité, criant avec outrance ce doux nom :
amplitude,
à l'orée du futur délié.
OlinshA