
© TomaBw 2007
"Spirit tandem"
Quand sur toi mes yeux se posent, il en faut peu pour que mon cœur s’embrase
Des jours et des nuits passés à te chercher dans l’antre d’un décor.
Attrait physique puisque nous brulons d’amour l’un pour l’autre.
Faisons nous souffrir jusqu’à l’aube.
Comme une évidence tu es ma force,
Les gestes d’amour que l’on se donne semblent intemporels
Les ombres de nos corps qui frissonnent, délectables ondulations…
Magiques hallucinations ?
Insaisissable amante tu fus mienne.
Tes gestes errants et tes doux silences font partie de moi
Alors que mes mots comme une caresse effleurent ta peau,
Derrière ton masque mon aimée je vois tes pupilles scintiller.
Le temps ne nous volera pas ces instants fantasmagoriques,
Inhumés dans l’abysse de mon cœur.
Sous les arbres au feuillage démuni,
Les oiseaux essoufflés comme nous s’enivrent de la vie et se crissent de baisers.
Les étoiles se parsèment aux aurores de la nuit
Et nos pas se font sourds.
Mes mains sur les tiennes nous poursuivons notre chemin.
Orlane Gueret
"Le porteur de feu"
Anthony Boulanger

"L'emporte cœur"
Il pleut en cette annonce de l'aurore,
Et le lourd gris à déjà voilé l'or.
C'est la toute l'envergure du décors
D'une histoire tendre qui finit piétinée dehors:
Tu as rougit à la croisée des regards,
Ces sentiments qui attendait à la gare
Ont déjà pris la voiture du départ,
Qui doucement s'en vont loin en fanfare.
La vie te fut belle le temps d'un voyage,
Mais on est jamais à l'abri des présages
Qui sensiblement grattent sur tes blanches page
Et inscrivent les ratures en sale barrage.
Quand nos chemin sont venu se rencontrer
Je n'ai donné qu'une épaule où te reposer.
Moi je ne ramasse pas les cœurs brisés,
S'il doit battre c'est pour vivre pas pour aimer
le Chevaucheur de Pensées
"Aux prémices du crépuscule"
Ce feu paraît froid. Est-ce la fin?
Y aura-t-il une once d'émoi chez les miens?
Quelle est cette loi qui force mon dédain?
La vie disparait en moi. Ne suis-je rien?
Dois-je compter les minutes avant de m'endormir?
Quel est ce tumulte qui me pousse à fuir?
Une existence sans but a-t-elle un avenir?
Cette symphonie de flutes veut-elle me retenir?
Où sont ces sourires exquis qui m'ont fourvoyé?
La compassion d'un ami pourra-t-elle m'aider?
Les souvenirs bénis finiront-ils effacés?
Loin du lit des soucis, pourrai-je m'éveiller?
Dans le monde des vivants, n'ai-je fait que survivre?
Ne suis-je qu'un amant quand mon cœur se livre?
Aux portes du néant, faut-il être ivre?
Dans mon isolement, où était l'envie de vivre?
Le crépitement disparaît, est-ce l'ébauche d'un accueil?
Dans cet univers surfait, aurai-je droit à un deuil?
Alors que le crépuscule apparaît, est-ce bon d'ouvrir mon écueil?
Si à ma porte la fauche attendait, franchirais-je le seuil?
Amaury Quétel