© TomaBw 2008
"Ce qu’il reste"
Nathalie Mareschal
"Eden"
Le fruit poussait si bien
L’arbre était si soigné
Les racines étaient fortes
Et les fleurs bourgeonnaient
Le décor alentour
Était paradisiaque
C’était un bel endroit
Calme, serein, et chaque
Etre vivant là-bas
Jouissait d’une vie
Où tout était offert
Où tout était permis
Où les jours s’écoulaient
Glissant devant la porte
Et tout ce qu’il en reste
C’est une pomme morte.
Eric Woestelandt
"Ce qu'il me reste"
L'arbre est dans le fruit
mon amour
bien avant le ver.
Un beau jour vers midi
au sortir de l'hiver,
peut être t'en souviens tu,
au cœur d'une pomme
ses pépins en offrande
une étoile apparut.
L'arbre est dans le fruit
mon amour
bien avant l'hiver.
Une pomme au jardin
attendait ton retour
et t'attendrait encore
aujourd'hui.
Mais dans le fruit fatigué
que les mois décomposent
L'étoile a filé.
Et dans la chair putréfiée,
Comme un reste de toi,
Un arbre a germé,
ce matin.
Loran
« Siècle XXII »
Puisque ni passé, ni présent n'existent
Puisque nous ne sommes qu'humain, finalement rien
Puisque l'espoir fait de nous des pessimistes
Siècle XXI est déjà mort, c'est pour le XXII que naissent nos écrits
Au détour d'une ville, d'un trottoir, d'une dalle
nous nous sommes égarés
au détour d'un travail niveau salariat
nous nous sommes tués
Au détour d'une plume nous avons cru pouvoir espérer
et si ces quelques lignes ne changerons rien
elles n'en restent pas moins ce qu'il nous reste de notre humanité
Nous rêvons nos vies, tentons de vivre nos rêves
puis on oublie...
Allez, ouvrons une bouteille et à la tienne petit !!!
Pour le siècle XXII, XXIII, XXIV, XXV
jusqu'à l'infini
c'est une poésie du futur
les idoles sont déjà périmées
NI DIEU, NI MAITRE
seulement l'être pour mener
seul et solidaire sa destinée
PAIX !!!
OlinshA
"Avale ou étouffe"
As-tu oublié d’avoir le cœur sur la main, Adam ? Vais-je pactiser avec ta paume ? Les questions te désarment, toi qui crois avoir réponse à tout. Vois ton œuvre létale. Souviens-toi qu’en chaque phrase trône un doute. Ta gorge desséchée et agonisante t’empêche de parler depuis des lustres. La lumière s'est éteinte et ta flamme vacille. Brûle la connaissance, où est passée ta fougue ? Ah ! Ton insupportable transpiration n’est que le reflet de ton enfer. Tu crèves de honte, Adam. Damné sois-tu de n'avoir point écouter le serpent lorsqu'il ondulait autour de toi. Damné sois-tu de n'avoir point terminé ce que tu avais commencé. Damné sois-tu de lever les yeux vers le ciel quand toute une terre t'est offerte. Pourquoi t’obstines-tu à ne pas avaler le morceau ? Pourquoi laisser pourrir cette pomme ? Ta fascination pour ta décrépitude me dégoûte. Aucun mal tu ne t’es donner pour entendre ta déchéance. Reconnais t’être planté pour le bien de l’humanité. Dis-moi qu’un arbre va pousser et donner des fruits mystérieux.
Souviens-toi de Lucifer. Il t’a recueilli comme son frère quand Dieu l’a brisé.
N’oublie pas que sa voix permet à l’univers d’exister et d’échapper à l’emprise de Dieu.
Ne diabolise pas le Diable. Voilà l’écueil.
Sébastien Delannoy