© TomaBw 2007
"Âme"
A la lueur d’une chandelle, il y a la vie qui se dessine.
Des mots d’amour qui vont qui viennent,
Qui font des rires qui nous fascinent.
Je vois des gens qui courent au loin en bousculant leur destin,
Ils décalent la vérité d’un monde ouvert aux incertains.
Ô fleur du mal qui a grandi sur les voies romaines de la vie,
C’est le bourreau des acharnés qui ouvre la boîte des incompris.
Les âmes solitaires ne sont que des vies bouleversées
Qui doivent se faire oublier dans l’univers urbanisé.
Elles fuient un monde chahuté par le brouillard des assoiffés
Qui froissent toutes les beautés des voluptés des âmes gantées.
Pour qu’un sourire trouve ses rêves au chevet de la liberté
Faudrait pousser les portes blindées, d’béton armé, d’béton crevé,
Et faire grandir les sons mystiques venus des vents d’forêts magiques,
D’une énergie pleine d’audace qui fait des bonds qui vous délassent.
Une carapace pour cheminer une âme perdue au fil des jours,
Dans l’aube des tendres destins qui dessine tous ces parcours,
Des fines pluies de rêves inaccessibles au cœur d’acier,
Qui guident les pas audacieux des poètes du monde entier.
Les âmes solitaires ne sont que des vies bouleversées
Qui doivent se faire oublier dans l’univers urbanisé.
Elles fuient un monde chahuté par le brouillard des assoiffés,
Qui froissent toutes les beautés des voluptés des âmes gantées.
L’eau vive hydrate les chemins des guerriers de la liberté
S’écoule en cascade sur les roches taillées d’la bonté,
Décale les heures du temps des réalités incomprises
Qui font des prières insoumises qu’on ne trouve dans aucune église.
Marcher au devant des galaxies aux fraîches lueurs étoilées,
Sentir la brise parfumée au souffle d’esprits raffinés,
Sans que les oiseaux dépravés n’osent te faire regretter
Que partager est le voyage des plus belles destinées.
Et les machines automatiques remplies de bonheurs platoniques
Fabriquent des pensées obliques bercées dans des couffins d’arsenic.
Pour que les cœurs vivants se perdent au labyrinthe des marabouts
Et ne trouvent jamais le chant des âmes des êtres fous.
Les âmes solitaires vivent avec le vent,
Elles se laissent porter au gré du temps,
Elles écoutent les histoires des enfants.
Paul Cahétel